jeudi 3 décembre 2015

DES LIVRES RARES !!!!

Pour un cadeau....faites plaisir à des amoureux du Vin, de l'Histoire, du Moyen-âge, des papes en leur offrant la trilogie suivante à un prix vraiment très attractif :


- " les vins des papes d'Avignon " *  de Jean-Pierre Saltarelli - AEFO Editions - L' association A.E.F.O est fière d’avoir contribué à l’édition de cette enquête menée avec la rigueur qui s’impose. Tout n’est peut-être pas encore connu sur cette période, mais tout ce qui est connu est vrai !

- "Avignon au temps des papes"  - Collection Les patrimoines - Editions le Dauphiné - Tout savoir sur les 9 papes d'Avignon, leur vie, leur oeuvre....

- Le "De Vinis" ** - écrit par Arnaud de Villeneuve (1310 - ?)  - Edition :  Blanc Communication - Le chef d'oeuvre du Moyen âge sur le vin et sur ses bienfaits sur la santé - rare - Edition épuisée - 



Les trois Livres ( dans la limite des stocks disponible) sont au Prix   de 22,90 Euros - Franco de port -  
Commande à : A.E.F.O - 18, rue du Berteuil - 84600 VALREAS -  chèque à l'ordre d'A.E.F.O. aoefoenotourisme@gmail.com




  Le livre " les vins des papes d'Avignon " de Jean-Pierre Saltarelli - AEFO Editions est en vente. Ce livre répond à une question importante  qui n’avait, jusqu’à ce jour, pas connu de réponse : qu’ont fait les papes d’Avignon pour le développement de la vigne et du vin en Vaucluse ? Et celle-ci en engendre bien d’autres telles : de quelle couleur était le vin le plus consommé au moyen-âge ? Quelles étaient les techniques de culture  de la vigne dans le Comtat Venaissin ? Quels étaient les 4 usages principaux du vin au Moyen-âge ? De combien de litres par jour était  la consommation et quels vins  étaient servis à la Cour des papes ? Quel fut le premier pape qui fit planter un vignoble à Châteauneuf ? A quoi servait l’impôt sur le vin instauré par Innocent VI ? Qu’a vendu le pape Benoit XIII pour se procurer des liquidités ? On doit à Jean-Pierre Saltarelli, journaliste spécialiste du vin de nous faire découvrir ce rôle économique  prépondérant qu’ont eu les papes d’Avignon durant cette période de 1309 à 1403 et de nous livrer un éclairage jamais publié à ce jour.





**Le « Liber de Vinis » est appelé aussi « Tractatus de Vinis ». On date son écriture entre 1309-1311. Le livre fut dédié à Robert de Naples, comte de Provence. Il traite des vins artificiels ou pharmaceutiques, parmi lesquels l’eau-de-vie et l’alcool, ou esprit de vin. Cet ouvrage connut un réel succès en Europe au XVe et XVIe siècles. Le De vinis est consacré à la composition de médicaments moyennant l’utilisation du vin. Il commence par un éloge du vin et de ses mérites. Puis l’auteur explique les compositions simples et il décrit les trois procédés par lesquels on peut préparer les vins. Il donne enfin une cinquantaine de recettes qui occupent les trois quarts du livre. Il s’agit de vins apéritifs, laxatifs, procréatifs, cosmétiques, ophtalmologiques, aux applications spécialisées (traitement des plaies, de la mémoire, des personnes âgées, etc).





mardi 3 novembre 2015

DES ILLUSTRATIONS DE QUALITE

Outre les neufs panneaux et les vitrines , l'exposition "Les vins des pontifes d'Avignon" donne à voir de nombreuses illustrations concernant la vigne et le vin au temps des papes d'Avignon (1309-1403).
Cela est du à l'obligeance de l'Université du Vin de Suze la Rousse qui a mis à la disposition de l'A.E.F.O tout d'abord :

- 2 agrandissements encadrés d' enluminures de  Vendange et foulage du raisin.. extraites des " heures à l'usage de Rome " qui sont datées de :  vers 1400
- Une tapisserie aux dimensions importantes représentant les vendanges à droite et la fabrication du vin à gauche.

A l'examen de ces illustrations on apprend beaucoup de choses sur l'art et la manière de cultiver et de cueillir le raisin et aussi de faire du vin au moyen-âge . 

C'est aussi le but de cette exposition qui, en peu de temps, permet de survoler la problématique de la vigne et du vin au moyen âge en Comtat Venaissin.
A voir au Cellier des Princes à Courthézon (84) jusqu'au 31 décembre 2015. Entrée libre.

On peut en apprendre plus sur le sujet en se procurant les livres en vente à l'exposition ou que l'on peut commander :

lundi 5 octobre 2015

LA PRESSE EN PARLE TOUJOURS.....

LA VIGNE - septembre 2015

Vaucluse Matin 5.10



La Provence 4.10


Le VIGNERON octobre


LA PROVENCE 7.10


VAUCLUSE AGRICOLE du 9.10



vendredi 2 octobre 2015

LES PONTIFES ET LEURS VINS COMME CHEZ EUX

L' inauguration de l'exposition "Les vins des pontifes d'Avignon" a eu lieu hier soir au Cellier des princes à Courthézon. Les responsables ont eu le privilège d'accueillir la délégué générale d'Iter Vitis France, la présidente des compagnons des Côtes du Rhône et de nombreux élus, amis de la presse et de la profession viticole venus féliciter les concepteurs de l'exposition et notamment Jean-Pierre Saltarelli, journaliste honoraire, auteur du livre" les vins des papes d'Avignon" édité à l'occasion de cette exposition et que l'on peut trouver au caveau.
L'exposition est donc en place pour trois mois et bénéficiera donc d'un très bonne visibilité jusqu'aux fêtes de fin d'année.
Merci aux responsables du Cellier des Princes de l'accueillir.




Photo : autour de P.Cohen le directeur , elus, vignerons et amis des vins des pontifes

jeudi 1 octobre 2015

LES PONTIFES ET LEURS VINS A CHATEAUNEUF POUR 3 MOIS

Quoi de plus normal que l'exposition " les Vins des Pontifes d'Avignon" soit visible sur l'aire du Cru de Châteauneuf du pape..

A l'invitation du Cellier des Princes, à Courthézon (84), au bord de la nationale 7, l'exposition prend donc ses quartiers d'Automne jusqu'à la fin de l'année.
Merci aux responsables de cette entité qui fête cette année ses 70 ans de l'accueillir dans son nouveau caveau de 300 m².Une visite s'impose....


mardi 8 septembre 2015

ON FERME...PUIS ON DÉMÉNAGE...



L'Exposition ferme ses portes à Balma Venitia après trois mois de succès et près de 6000 visiteurs...c'est certainement l'expo de cave et domaine viticole qui a été la plus vue en Vallée du Rhône. Les meilleures choses ayant une fin elle ferme donc à Beaumes de Venise.......








Mais l'exposition continue son périple en Vaucluse et va rebondir là où les papes ont fait le plus pour la viticulture sur le terroir de Chateauneuf du pape à Courthézon au Cellier des princes, seule cave coopérative de l'Appellation qui ouvre grandes ses portes à la connaissance du vin et des papes.....
du 1°Octobre au 31 décembre 2015.
Voilà donc un nouveau décor, de nouvelles infos à venir découvrir bientôt.....


jeudi 3 septembre 2015

LES VINS ÉDULCORÉS AU SEL DE PLOMB

Dans nombre de vignobles septentrionaux, depuis fort longtemps, on ajoutait du plomb afin d’adoucir le goût acide des petits vins locaux. Cette adjonction pouvait provoquer une crise aiguë de saturnisme. Cet empoisonnement par le plomb, édulcorant qui rendait marchand nombre de vins verts et acides, laissait de lourdes séquelles. Plus tard le plomb dans les carafes et verres en cristal produisit les mêmes effets. 


Cette pratique était courante dès l’Antiquité, 
certains auteurs pensent même qu’elle fut l’une des causes de la décadence de l’Empire romain (canalisations en plomb, étain contenant jusqu’à 30 % de plomb, etc.).
Quand le saturnisme devenait chronique il provoquait des crises survenant de façon inconstante. La plus handicapante était la goutte saturnique qui ne se traitait alors que par des bains. Mais d’autres symptômes caractérisaient cette urémie : violents maux de tête, manque d’appétit, œdème méningé, syncopes fréquentes, secousses incontrôlables, hoquet continuel, surdité, perte de sensation, nausées, troubles de l’humeur, irritabilité, insomnie, lassitude, faiblesse dans les membres, constipation chronique, engourdissement, difficulté de concentration, perte de mémoire, troubles de la vision, confusion, douleurs subinguinales et difficulté d’uriner. Pour parachever le tout chez certains sujets cela pouvait aller jusqu’à l’infertilité et l’impuissance....
Gravure : chaulage du vin au sel de plomb pour édulcorer une vendange trop acide.

La goutte saturnique ou « colica pictonum »


Cette goutte saturnique se déclenchait après des années de consommation régulière de vins édulcorés au plomb. Mais ce fut François Citois, originaire de Poitiers et médecin de Richelieu, qui lui donna son nom, en 1616, dans son traité De novo et populariapud Pictones doloro colico bilioso diatriba. Aujourd’hui, cet empoisonnement au plomb est connu sous le nom de saturnisme et la colica pictonum est caractérisée comme colique de plomb ou colique saturnique......
Jusqu’au XVII° siècle, beaucoup de cas de comportement mental anormal ont probablement été provoqués par l’intoxication au plomb. À côté des grandes pandémies (peste, feude Saint-Antoine), de l’effroyable lèpre, la colica pictonum fit,
elle aussi, pas mal de ravages redoutables. En furent atteint à la cour pontificale d’Avignon, deux papes : Clément VI et Grégoire XI, un recteur du Comtat Venaissin Guillaume Roger de Beaufort neveu et frère des pontifes précédents. Ce fut aussi le cas de Jean II, comte d’Auvergne, qui devenu complètement fou fut dépouillé de son comté par le duc de Berry. Enfin, Charles VI, dit le Fol, roi de France, doit sans doute sa démence aux mêmes raisons. C’est la thèse développée par Sandrine Willems, dans son ouvrage Le roman dans les ronces ou la légende de Charles VI, roi fou, et de sa servante.

 La suite est à lire dans  le  livre de J.P.Saltarellei «  les vins des papes d’Avignon » - AEFO éditeur

plus d'infos en commandant le livre sur :

http://levindespapes.blogspot.fr/2015/05/les-livres-sur-le-vin-et-les-papes.html


mardi 18 août 2015

CEPAGES ET GOUT DU VIN AU TEMPS DES PONTIFES

CEPAGES


C’est seulement à partir du XI° siècle que le vin gagne en qualité.

Les vignobles célèbres aujourd’hui existent déjà. Des cépages cultivés à cette époque certains y sont encore présents - sous d’autres noms parfois. Les mentions de cépages dans les textes restent rares. 
En blanc on cultive les cépages fromentel, malvoisie, savinien, rochelle, folle blanche ou meslier et en rouge le morillon ( pinot en Bourgogne et auvernat dans l’Orléannais) et le gouais. Un sort à part est à faire à « l’infâme gamay » qui fut éliminé de ses vignobles, en 1395, par Philippe le Hardi, duc de Bourgogne.
Les vins de la vallée du Rhône ont aussi d’autres cépages . Les vins de Tournon – c’est-à-dire de l’Hermitage et de l’actuel vignoble de Saint-joseph – vins pontificaux, étaient à base de serine noire (syrah) et de viognier.
Le vin muscat du Languedoc (Lunel, Mauguio) était connu et apprécié. Le cépage muscat existait déjà à Beaumes-de-Venise, ses vins étaient peu connus car réservés aux caves de la Cour pontificale. Il fut planté par les papes à Malaucène, Châteauneuf et Beaumes notamment. Citons aussi le piquepoul.
Si le Grenache fait son apparition, venant d’Espagne les vins de Saint-Gilles, dans le Gard, si appréciés des cardinaux avignonnais, étaient élaborés avec le seul mourvèdre ( appelé aussi plant de Saint-Gilles). Citons aussi l’aubun, variété originaire de Vaucluse, qui donne un vin rouge peu coloré, de moyenne qualité et assez alcoolique. 

GOÛT

Les vins sont certainement fragiles et acides, car les vinifications ne sont pas maitrisées, c’est pourquoi ils sont souvent aromatisés ou adoucis au plomb. Au cours de ce XIVe siècle, on ajouta du plomb afin d'adoucir le goût acide des petits vins locaux. Cette adjonction pouvait provoquer une crise aiguë de saturnisme. Cet empoisonnement par le plomb, édulcorant qui rendait marchand nombre de vins verts et acides, laissait de lourdes séquelles (deux papes au moins en moururent — Clément VI et Grégoire XI).

plus d'infos en commandant les livres sur :

http://levindespapes.blogspot.fr/2015/05/les-livres-sur-le-vin-et-les-papes.html


lundi 27 juillet 2015

LA CULTURE DE LA VIGNE AU TEMPS DES PONTIFES D'AVIGNON....


Les Latins, tout autant que les Grecs, participèrent au développement de la civilisation du vin das la basse vallée du Rhône. La dichotomie entre vignes basses et vignes hautes a conduit Mario Fregoni, en 1991, à classer le vignoble antique en deux modèles. Le gréco-oriental, correspondant à des zones sèches où la vigne buissonnante est à l'origine des vignes traditionnelles taillées en gobelets. Le modèle étrusque, spécifique de zones forestières. La vigne s'y développe en s'accrochant aux arbres (vignes arbustives ou hautains) ou, à défaut, à des supports en bois, sous forme d'espaliers, de pergolas ou de treilles.

Dans les statuts des villages du Comtat Venaissin se trouvent, durant toute la période médiévale des notifications spécifiques concernant les vignes. Ces documents précisent que toute terre était « réputé vigne » quand elle était plantée au minimum de quinze ceps. Puis ils décrivent les différentes façons culturales, vignes basses et vignes hautes. Ces dernières sont soit en treille ou pergola, soit accolées aux arbres ou aux buissons.


Les vignes en hautain 

La vigne est mariée à un arbre qui lui sert de tuteur. Ses sarments s'accrochent aux branches et montent en hauteur. Cette technique de cultures associées mariant arbre et vigne, incite et contraint cette dernière à prendre de la hauteur. Devenu tuteur, l'arbre taillé permet d'autres productions céréalières, légumières ou fourragères sous son feuillage éclairci. Car initialement, la conduite de la vigne en hautain avait pour but d'augmenter la production agricole, en multipliant les cultures sur un même lieu.




Les vignes basses

C’est la vigne actuelle. Taillée en gobelet, elle résiste parfaitement à la force du mistral. Dans le bas moyen-âge, cette vigne buissonnante avait son terroir privilégié sur les hautes  terrasses alluvionnaires du Rhône (Châteauneuf-du-Pape) ou l’interland entre l’Aygues et l’Ouvèze (Plan de Dieu et hautes garrigues de Sarrians). Les sols recouverts de galets roulés descendus des Alpes étaient initialement recouverts de garrigues, leur défrichage ne permit que la culture de la vigne et la présence du mistral imposa des vignes basses.



Les vignes plantées dans des murs de pierres sèches. 

Ce type de conduite de la vigne est typique du Comtat Venaissin et des vestiges en restent encore à Beaumes-de-Venise. Contrairement à une idée reçue les papes ne firent pas couvrir le Comtat Venaissin de vignobles. Seules les terres les moins fertiles furent consacrées exclusivement à la culture de la vigne. La priorité était alors la culture des céréales (froment, seigle, petit épeautre) pour pallier à toute crise frumentaire dans un état enclavé entre France (rive droite du Rhône) et Dauphiné et Provence (rive gauche).

Sur les terrasses, nous l’avons vu, la vigne fut souvent mariée aux fruitiers ou à l’olivier. Quand celles-ci devaient être emblavées, il fallut trouver une autre méthode culturale. La verticalité des murs en pierre sèche fut retenue. Mais faire fructifier la vigne entre les interstices des murets n’était pas si simple. La vigne se multipliait alors uniquement par marcottage. Pour faire ressortir un plant raciné entre deux pierres, il fallait soit le prévoir lors de la construction initiale,

plus d'infos en commandant les livres sur :

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mardi 9 juin 2015

LES USAGES DU VIN AU TEMPS DES PONTIFES D'AVIGNON

On peut attribuer 4 usages principaux du vin au moyen-âge

1 - LE VIN ALIMENT ET EN CUISINE : L’importante consommation de vin au Moyen Age, doit se comprendre dans le cadre de son utilisation comme aliment et en cuisine (vin pour marinade, vinaigre pour conservation des fruits et légumes, verjus pour sauces). Le vin est le liquide censé convenir le mieux pour la cuisson de la viande. Le vin sert non seulement à cuire des aliments mais aussi à leur donner du goût.Il purifie aussi l’eau.

2 - LE VIN MÉDECIN : Le vin était aussi la base de la médecine.Il servait à la fois de fixateur, de purificateur et de remède par lui-même. Plusieurs sortes de vins étaient utilisés : vins apéritifs, laxatifs, procréatifs, cosmétiques, ophtalmologiques, aux applications spécialisées (traitement des plaies, de la mémoire, des personnes âgées, etc).
Photo : le De Vinis d'Arnaud de Villeneuve, un livre de médecine à base de vins...

3 - USAGE LITURGIQUE : L’usage du vin était bien sûr celui de la célébration de la messe car il représente le sang du Christ. La pratique de tremper l'hostie dans le vin (ou de le boire) pour les fidèles avait été abandonnée depuis 1095 . Donc seuls les
prêtres consommaient du vin pour l'office. Les vins étaient de piètre qualité donc dégustés avec répulsion et les papes ont tout fait pour les rendre plus "digestes".

4 - USAGE POUR LE PLAISIR : Le vin était un aliment et l’homme a vite dépassé le rôle utile des aliments pour lui adjoindre celui de plaisir. Le vin n’échappe bien entendu pas à cette tendance et il est certain que le vigneron a toujours essayé de faire des vins de plus en plus buvables et appréciables. Ce fut le cas aussi du temps des papes d’Avignon, qui n’hésitaient pas à ne plus consommer les vins qui ne leur plaisaient plus.

plus d'infos en commandant les livres sur :

http://levindespapes.blogspot.fr/2015/05/les-livres-sur-le-vin-et-les-papes.html


Photo : vitrine 1 de l'exposition



dimanche 31 mai 2015

LES REMERCIEMENTS

Lors du vernissage de l’exposition, le  président de l’AEFO a tenu   à remercier tous ceux  qui ont participé à cette aventure qui dure depuis un an. En premier les Vignerons de Beaumes de Venise relayés aussitôt par le Conseil Général  qui en 2014 a assuré de son aide. Puis tous ceux qui  ont soutenu le projet , apportant leur conseils, aides , prêts de matériel et diffusion : Inter Rhône, l’Université du Vin, Iter Vitis,  l’ANEV ( Association Nationale des Elus de la Vigne et du Vin) , Winetourism média, et enfin France Bleu Vaucluse et Vaucluse Matin. Sans eux cette exposition n’existerait pas. Voilà pour les institutionnels



Quant aux personnes qui ont participé à l’aventure, outre le président des Vigenrons de Beaumes de venise, Claude Chabran, Jean–Pierre Saltarelli (photo dédicaçant son livre), journaliste honoraire et sa compagne photographe, Véronique Pagnier, qui  ont apporté toute la documentation et qui  ont permis d’éditer un livret  qui est une rareté dans le monde des livres sur le vin et les papes.  Ainsi que Sophie Bentin, docteur en histoire, spécialiste  des papes d’Avignon, qui a veillé avec rigueur à ce que tout soit compatible avec une démarche historique. Et aussi Max Pellegrin, Commandeur des Compagnons de St-jean de Valréas qui  a envoyé deux gardes  pontificaux  chargés de garder le clou de l' exposition : la tiare pontificale. C’est l’occasion de rappeler aussi à tous que le 23 juin prochain à Valréas on célébrera la Saint-Jean, une manifestation qui dure depuis 1405 , donc depuis le Moyen-âge.



Enfin et surtout  merci à Philippe Castellar, professeur honoraire, qui a confectionné de A à Z la tiare, symbole du pouvoir temporel et spirituel des papes ( et clou de l’exposition)  ainsi que la réplique des sceaux. Plus de 500 heures lui ont été nécessaires pour obtenir ce résultat .

LA VISITE DE L'EXPOSITION " LE VIN DES PONTIFES"


Cette exposition présente l’évolution et l’usage du vin au moyen-âge dans ce Sud (Comtat Venaissin, Avignon, Comté de Provence, Languedoc) sous le règne des 9 papes d’Avignon  (de 1309 à 1403). Elle peut être visitée à plusieurs vitesses, en zapping en regardant les images, photos et objets, en intéressé par l’histoire  en lisant le dépliant et les indications ou en passionné en se procurant le livre de Jean-Pierre Saltarelli «  le Vin des papes d’Avignon ». Elle est pour les vignerons une source importante d’informations pour leurs futures cuvées.


Elle est enfin, pour nous,  l’occasion de rendre vivante l’histoire des pontifes à Avignon et de souligner leur contribution importante au développement de la viticulture et à la renommée des vins du Vaucluse, eux qui avaient bien compris le message de l’Ecclésiaste :

« bonum vinum laetificat cor hominis »
(le bon vin réjouit le cœur de l'homme)


POUR VOIR LE FILM  : ICI




LES LIVRES SUR LE VIN ET LES PAPES

 Sur le lieu de  l'exposition  le livre "Les vins des papes d'Avignon"  pour les férus d'histoire et de vin est en vente  au prix de 10 euros.


On peut aussi se procurer : 
"Avignon au temps des papes"  - Collection Les patrimoines - Editions le Dauphiné au prix de 7,90 euros - dans la limite des stocks disponibles.




On peut aussi commander par correspondance ces deux livres au Prix de 12,50 euro "le Vin des papes" et 10,40  euro "Avignon au temps des papes"    à :


  AEFO - 18, rue du Berteuil - 84600 VALREAS -  chèque à l'ordre d'A.E.F.O.

aoefoenotourisme@gmail.com

En cas de commande des deux ouvrages au prix de 22,90 euros un cadeau sera offert: le "De Vinis"  - écrit par Arnaud de Villeneuve (1310 - ?)  - Edition :  Blanc Communication


  Offre limitée dans le temps et en nombre.


          



samedi 30 mai 2015

LE FILM DE L'EXPOSITION

L'exposition est ouverte. Le vernissage a été rehaussé par la venue de responsables vinicoles du département intéressés par l'exposition et qui la feront venir à leur tour dans leur commune... et ce jusqu'en 2017.
Les vauclusiens où qu'ils soient pourront donc la voir. Pour les touristes et vacanciers, c'est maintenant et jusqu'au 6 séptembre à Balma Venitia à Beaumes de Venise...Entrée libre *.

voir un aperçu sur un petit film ICI


  Cette exposition présente l’évolution et l’usage du vin au moyen-âge dans ce Sud (Comtat Venaissin, Avignon, Comté de Provence, Languedoc) sous le règne des 9 papes d’Avignon  (de 1309 à 1403).  Elle peut être visitée à plusieurs vitesses, en zapping en regardant les images, photos et objets, en intéressé par l’histoire  en lisant le dépliant et les indications ou en passionné en se procurant le livre de Jean-Pierre Saltarelli «  le Vin des papes d’Avignon ». Elle est pour les vignerons une source importante d’informations pour leurs futures cuvées.

Elle est enfin l’occasion de rendre vivante l’histoire des pontifes à Avignon et de souligner leur contribution importante au développement de la viticulture et à la renommée des vins du Vaucluse, eux qui avaient bien compris le message de l’Ecclésiaste :


« bonum vinum laetificat cor hominis »
(le bon vin réjouit le cœur de l'homme)


Photos du Vernissage : le clou de l'exposition a été dévoilé....les premiers visiteurs étaient japonnais....


vendredi 29 mai 2015

EXPOSITION JOUR J

C'est aujourd'hui qu' a lieu le vernissage de l'exposition "Le vin des pontifes d'Avignon". Les visiteurs du nouveau caveau de Balma Venitia auront le privilège de la voir avant d'autres dans la région et ce jusqu'en 2017.



Ce soir donc sera dévoilé ce qui  constituera , à n'en pas douter , le clou de l'exposition : la tiare pontificale - grandeur nature , reproduction réalisée par Philippe Castelllar , professeur honoraire du lycée professionnel de Valréas qui s'est inspiré de celle de Jean XXII, le pape qui acheta Valréas en 1317.

Photos : reproduction  de la Tiare. Le pape Jean XXII


mardi 26 mai 2015

PONTIFE D'AVIGNON : ANTI-PAPE BENOIT XIII

D’origine catalane, Pedro de Luna, fut un grand amateur du vin muscat de Claira, paroisse située sur le terroir de Rivesaltes. En 1395, il reçut à Avignon les ducs d’Orléans, de Berri et de Bourgogne qui venaient dans l’intention de mettre fin au schisme. Pour faciliter les transactions, Philippe le Hardi fit descendre par le Rhône neuf queues de vin de Volnay. Mais lors de sa dégustation, ce vin révéla « une aspreté horrible». Ce fut en cette occasion que le duc de Bourgogne publia le fameux décret interdisant « l’infâme gamay » dans tous ses vignobles. Quand Benoît XIII s’installa à Peniscola, pour se procurer des liquidités, la Révérende Chambre Apostolique (ministère des finances) d’Avignon fit alors vendre, en 1414 des muscadières, dont celle de Beaumes -de-Venise.


La suite ? dans " les vins des papes d'Avignon " ...

http://levindespapes.blogspot.fr/2015/05/les-livres-sur-le-vin-et-les-papes.html


( On the Catalan origin, Pedro de Luna, was a great lover of muscat wine Claira, parish near Rivesaltes. In 1395, the Dukes of Orleans, Berri and Burgundy had the intention to end the schism. To facilitate transactions, Philip the Bold sent nine Volnay wine tails. But during its tasting, this wine revealed "an horrible tartness" It was on this occasion that the Duke of Burgundy published the famous decree prohibiting "l’infâme gamay" in all its vineyards. Reverend Apostolic Chamber sale in 1414 some “muscadières” including that of Beaumes-de- Venise)

PONTIFE D'AVIGNON : ANTI-PAPE CLEMENT VII

On appelle les derniers papes d'Avignon ( Clément VII et benoît XIII) les anti-papes, car en même temps à Rome un autre pape avait été élu ( grand schisme). 
Durant tout son pontificat, Robert de Genève, fut en butte à Raymond de Turenne qui le menaça d’un siège dans sa résidence de Châteauneuf-du-Pape. À Apt, en 1379, pour éviter toute surproduction de vin, une ordonnance interdit de planter de nouvelles vignes pendant 20 ans. En 1382, il fut interdit de faire de la piquette pour la vendre . Clément VII eut une particulière affection pour le vin de Châteauneuf au point qu’en 1390, il condamna un vigneron qui n’était pas en état de lui fournir vingt-deux saumées de vin muscat à lui procurer, aux prochaines vendanges, le double en vin claret. De 1385 à 1387, il fit replanter les vignes du « clos des papes » qui existe toujours (famille Avril).....


La suite ? dans " les vins des papes d'Avignon " ...

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(During his pontificate, Robert of Geneva, was in conflict with Raymond de Turenne who threatened to besiege his home in Châteauneuf-du-Pape. In Apt, in 1379, to avoid overproduction of wine, a decree prohibited planting new vineyards for 20 years. Clement VII had such a special affection for the Châteauneuf wine that in 1390, he condemned a winemaker who was unable to provide him with twenty-two “saumées” (barrels) of Muscat to supply the double quantity of claret wine at the next harvest. From 1385 to 1387, he replanted the enclosed vineyards of the "Clos des Papes." )

vendredi 22 mai 2015

PONTIFE D'AVIGNON : GRÉGOIRE XI


Dernier Pape d’Avignon, Pierre Roger de Beaufort, était le neveu de Clément VI et originaire lui aussi du Limousin. Après 6 ans à Avignon il retournera à Rome en 1376. Avec lui s’achève le règne des "vrais" papes avignonnais. Grégoire XI resta fidèle aux muscats de Beaumes-de-Venise , Velorgues (hameau de l’Isle sur la Sorgue) et Carpentras dans le Comtat Venaissin et continua à commander des vins d’Apt, de Saint-Gilles et de la Côte du Rhône (Laudun, Bagnols-sur- Cèze). Lors de son retour à Rome « …. à la veille du départ, on s’occupa tant d’assurer le service de la bouteillerie durant le voyage, que de garnir, en prévision de l’arrivée, les caves du Vatican. ». Son décès rapide, à la suite d’une crise de gravelle, fut à l’origine du Grand Schisme d’Occident.  




La suite ? dans " les vins des papes d'Avignon " ...


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(Last Pope of Avignon, Pierre Roger de Beaufort was the nephew of Clément VI and was born also in the Limousin . He will return to Rome in 1376. With him ended the reign of the “true” Avignon popes. Its rapid death, following a gravel crisis is the origin of Great Western Schism)

mercredi 20 mai 2015

PONTIFE D'AVIGNON : URBAIN V (1362 - 1370)

Dès son élection,  Guillaume de Grimoard afficha clairement son intention de ramener la papauté à Rome. Pour préparer les cardinaux à ce retour, il menaça d’excommunication l’abbé de Cîteaux, si celui-ci continuait à faire parvenir du Clos Vougeot à Avignon. Il fit créer le « Jardin Urbain V », jouxtant le palais des papes, il y fit planter  des vignes. Puis, il donna une nouvelle impulsion au vignoble de Châteauneuf en ordonnant qu’y fut planté du raisin muscat. Après son retour à Rome, le pape continua à commander   des vins de Beaune et de Saint-Gilles (qui devait sa célébrité à un seul cépage, le mourvèdre, dit d’ailleurs « plant de Saint-Gilles ». Ayant tenté infructueusement de faire retourner la papauté à Rome, lassé par les querelles continuelles qui y régnaient, Urbain V revint à Avignon, et put assister, avant de mourir, à ses dernières vendanges à Châteauneuf.


La suite ? dans " les vins des papes d'Avignon " ...

http://levindespapes.blogspot.fr/2015/05/les-livres-sur-le-vin-et-les-papes.html


(When Guillaume de Grimoard, had the Urban V Garden designed next to the Papal Palace, he had vines planted in it. Then he gave a new impetus to the vineyard of Châteauneuf by ordering that it was planted in Muscat variety. Having tried unsuccessfully to return the papacy to Rome, Urban V went back to Avignon, and was able to attend his last harvest in Châteauneuf just before dying).




L'AFFICHE DE L'EXPOSITION

A 10 jours du Vernissage la communication se met en place..flyer, dépliant, affiche tout est prêt !

vendredi 15 mai 2015

PONTIFE D'AVIGNON : INNOCENT VI (1352 - 1362)

Innocent VI (1352 – 1362)

À peine couronné pape, Etienne Aubert changea la date d’une procession, fixée au 21 juillet,  pour la mettre au 1er mai afin de protéger, lors du pèlerinage de sainte Praxède, les vignes de Montfavet, aux portes d'Avignon. Ce pontife apprécia fort le Châteauneuf autant blanc que rouge. On sait qu’en 1360, il fit venir de ce vignoble pontifical du vin blanc puis un an plus tard du vin vermeil. Aux vins de ses prédécesseurs, il ajouta ceux de Pont-Saint-Esprit, Bellegarde, Rochefort-du-Gard, Villeneuve-lès-Avignon et Tavel (« Prieuré de Montézargues »).

À Apt, une production de vin de qualité se développa dans la foulée des bons vins pontificaux de Séoule. Pour l’encourager le conseil de ville créa la charge des inspecteurs du vin (regardatores vini) et  fit contrôler les vins vendus dans les tavernes. Ce fut sous son pontificat que les vins de Saint-Pourçain disparurent de la table pontificale.

La suite ? dans " les vins des papes d'Avignon " Jean-Pierre Saltarelli - AEFO Editions - par souscription - 10 euros franco de port avant le  30 mai 2015. 
A COMMANDER : AEFO - 18, rue du Berteuil - 84600 VALREAS 


Etienne Aubert greatly appreciated Châteauneuf white wines as well as reds. We know that in 1360 he sent for white wine and then a year later for the ruby-coloured wine from this papal vineyard. To the wines of his predecessors, he added those from Pont-Saint-Esprit, Bellegarde, Rochefort-du-Gard, Villeneuve-lès-Avignon and Tavel (Montézargues Priory). To defend Avignon, he built the current city walls in 1357. The following year, in 1358, a tax was established on wine to finance the building. The project was completed in 1377. In Apt, quality wine was produced following the tradition of the excellent papal wine of Séoule. It was during his pontificate that the wines from Saint-Pourçain disappeared from the papal table. 


mardi 12 mai 2015

TOUT SAVOIR SUR LE VIN DES PAPES D'AVIGNON

Le livre" les vins des papes d'Avignon " Jean-Pierre Saltarelli - AEFO Editions est paru. Ce livre répond à une question importante  qui n’avait, jusqu’à ce jour, pas connu de réponse : qu’ont fait les papes d’Avignon pour le développement de la vigne et du vin en Vaucluse ? Et celle-ci en engendre bien d’autres telles : de quelle couleur était le vin le plus consommé au moyen-âge ? Quelles étaient les  techniques de culture  de la vigne dans le Comtat Venaissin ? Quels étaient les 4 usages principaux du vin au Moyen-âge ? De combien de litres par jour était  la consommation et quels vins  étaient servis à la Cour des papes ? Quel fut le premier pape qui fit planter un vignoble à Châteauneuf ? A quoi servait l’impôt sur le vin  instauré par Innocent VI ? Qu’a vendu le pape Benoit XIII pour se procurer des liquidités ? On doit à Jean-Pierre Saltarelli, journaliste spécialiste du vin de nous faire découvrir ce rôle économique  prépondérant qu’ont eu les papes d’Avignon durant cette période de 1309 à 1403 et de nous livrer un éclairage jamais publié à ce jour. L' association A.E.F.O est fière d’avoir contribué à l’édition de cette enquête menée avec la rigueur qui s’impose. Tout n’est peut-être pas encore connu sur cette période, mais tout ce qui est connu est vrai !
La suite ? dans " les vins des papes d'Avignon " Jean-Pierre Saltarelli - AEFO Editions - par souscription - 10 euros franco de port avant fin mai 2015. 
A COMMANDER : AEFO - 18, rue du Berteuil - 84600 VALREAS 
Puis en Vente à partir du 30 mai à l'exposition "Les Vins des Pontifes d'Avignon" à Balma Venitia - Entrée Libre -

Photo : Jean-pierre Saltarelli et Jean-Marie Desbois ( Editions Généprovence), concepteur du livre.

PONTIFE D'AVIGNON : CLÉMENT VI (1342-1352)

Pour les festivités de son couronnement Pierre Roger de Beaufort, fit venir du vin muscat du Languedoc (Lunel, Mauguio) et de Provence (Toulon, La Ciotat, et les Quatre-Tours, près de Mirabeau), ainsi que des vins de Beaune et de Saint-Pourçain. Le cépage muscat existait déjà à Beaumesde-Venise, ses vins étaient peu connus car uniquement réservés aux caves de la Cour pontificale. Les cisterciens bourguignons subdivisèrent le Clos-Vougeot en trois climats afin de sélectionner la « cuvée du pape ». Derrière le nouveau palais des papes il fit aménager le « Jardin Clément VI » et ses vignes. Sous son pontificat est répertorié le premier terroir connu de Châteauneuf- du- Pape (de nos jours « Bois de la Vieille »). Il acheta Visan au Dauphin Humbert II . Il mourut de la goutte saturnique déclenchée par une trop grande absorption de vins édulcorés aux sels de plomb....


La suite ? dans " les vins des papes d'Avignon " Jean-Pierre Saltarelli - AEFO Editions - par souscription - 10 euros franco de port avant le 30 mai 2015. 
A COMMANDER : AEFO - 18, rue du Berteuil - 84600 VALREAS 


For the celebration of his coronation, Pierre Roger de Beaufort ordered Muscat wine from Languedoc (Lunel, Mauguio) and Provence (Toulon, La Ciotat, and the Four Towers, near Mirabeau), and wines from Beaune, Saint-Pourçain. The Muscat variety already existed in Beaumes-de-Venise. The Burgundy Cistercians divided the Clos Vougeot into three climates to select the "Papal vintage". He created the Clement VI garden and its vineyard behind the new Papal Palace. Under his pontificate we find the first reference to a Châteauneuf-du-Pape “terroir”, nowadays named "Bois de la Vieille". Clement VI bought Visan from the Dauphin Humbert II.


mercredi 6 mai 2015

PONTIFE D'AVIGNON : BENOIT XII (1334 -1342)


Benoît XII (Jacques Fournier) entreprit la construction du palais des papes d'Avignon dominé par la tour "du Trouillas" ( pressoir). Cette tour abritait le pressoir banal des évêques d’Avignon et servait à élaborer les vins issus des dîmes des vignobles de l’état pontifical d’Avignon. Ceux extra muros de Bédarrides, Châteauneuf , Entraigues, le Pontet, Morières-lès-Avignon, Pont de Sorgues et Vedène, et dans Avignon (intra muros), ceux des couvents  des religieux. Homme austère et sévère, il garnit aussi sa table des vins de la rive droite du Rhône (Saint-Gilles, Nîmes, Beaucaire, Roquemaure, Saint-Laurent-des-Arbres). Pétrarque – qui ne l’aimait pas – le définit comme un «invétéré» et, dépité, se retira à la fontaine de Vaucluse...

Photo : Benoît XII


La suite ? dans " les vins des papes d'Avignon " ...


http://levindespapes.blogspot.fr/2015/05/les-livres-sur-le-vin-et-les-papes.html


Jacques Fournier undertook the construction of the Papal Palace in Avignon, dominated by the "Tower of Trouillas." This tower housed the communal winepress belonging to the bishops of Avignon and was used to develop the wines from the tithes raised from the vineyards of the papal state of Avignon; it also originated from the extramural towns of Bédarrides, Châteauneuf, Entraigues, Le Pontet, Morières-lès-Avignon, Sorgues, Vedène and, within the city, from religious convents.  A stern and austere man, Jacques Fournier also supplied his guests with wines from the right bank of the Rhone (Saint-Gilles, Nimes, Beaucaire, Roquemaure, Saint-Laurent-des-Arbres). Petrarch - who did not appreciate him - depicted him as an "inveterate drinker" and, disheartened, withdrew to the Fontaine-de-Vaucluse.


vendredi 24 avril 2015

PONTIFE D'AVIGNON : CLÉMENT V ( 1305 - 1314) LE PREMIER PAPE A AVIGNON ( FIRST POPE OF AVIGNON)

      Premier pape d’Avignon. 

À Pessac, Bertrand de Got en tant qu’archevêque de Bordeaux, était propriétaire d’une vigne qui depuis est devenue le Château Pape Clément. Nommé pape, il quitta Bordeaux à la fin du mois d'août 1305 pour se faire sacrer à Lyon. Il s'installe à Avignon au couvent des dominicains, au mois de mars 1309. Il demeurera ensuite à Carpentras, Caromb, Monteux et à Malaucène, près de la fontaine du Groseau, où il fit planter le premier vignoble pontifical. Il mourut à Roquemaure, le 20 avril 1314 en retournant en Aquitaine, après avoir ingurgité un plat d'émeraudes pilées dans du vin sensé le guérir....

 plus d'infos en commandant les livres sur :


http://levindespapes.blogspot.fr/2015/05/les-livres-sur-le-vin-et-les-papes.html


 


Photo : Clément V par Taddeo Gaddi, fresque du couvent des dominicains de Santa-Maria del Fiore à Florence  - licence Commons - 


Bertrand de Got, first Pope of Avignon and archbishop of Bordeaux, was the owner in Pessac, of a vine which has since become the “Château Pape Clément”. Once appointed Pope in 1305, he moved to the Dominican convent of Avignon in March 1309. He resided in Carpentras, Caromb Monteux and Malaucène, near the Fountain of Groseau where he had the first papal vineyard planted. He died in Roquemaure on April 20, 1314.

mercredi 15 avril 2015

PRÉSENTATION DE L 'EXPOSITION


«  Les vins des pontifes d’Avignon »

Par pontifes nous entendons bien entendu les premiers d’entre eux les  souverains pontifes (c'est-à-dire les 7 papes et les deux anti-papes qui régnèrent à Avignon de 1309 à 1403)  mais aussi les cardinaux et évêques qui formaient la Cour pontificale. Car ce sont de 500 à 650 personnes suivant les époques qui y vivent et y travaillent  (on a dénombré en 1377 après le départ de Grégoire XI à Rome - 2.359 courtisans et 1.471 citoyens de la cour romaine – en comptant les enfants, les mères de famille et les domestiques). Tout ce monde avait le vêtement, le logement, la nourriture en sus d’un traitement. C’est dire si la consommation de vin y était importante.

Grace à cette exposition les visiteurs apprendront quels étaient les 4 usages principaux du vin au moyen-âge, comment on cultivait la vigne dans le Comtat, quels étaient les contemporains célèbres qui ont fréquenté tel ou tel pape ( d’Arnaud de Villeneuve à Catherine de Sienne en passant par Pétrarque et la reine Jeanne). Comment a-t-on fait pour  trouver assez de vin pour satisfaire cette consommation importante ?  (Elle atteignait environ deux litres et demi par jour et par personne et à titre de comparaison celle des ordres monastiques plafonnait, si l’on peut dire, à quatre-tiers de litres tandis que le populaire se contentait de trois-quarts de litre).
Les 7 papes qui se sont succédé à Avignon (et 2 les anti-papes) ont contribué chacun  à améliorer et à développer la viticulture dans leurs états et cette exposition le montrera. Car leur pouvoir n’était pas que spirituel, ils étaient de véritables monarques et les attributs de leur pouvoir seront montrés dans cette exposition (Tiare, sceaux, bulle du pape, monnaie seront exposés).

Les vignerons se servent régulièrement de cette histoire unique pour sortir des cuvées que nous présenterons en fin d’exposition mais ils n’approfondissent ou développent que rarement l’apport immense qu’ont fait les papes à la viticulture vauclusienne.

Cette exposition s’est donné comme but premier de faire connaitre, à eux mais aussi à l’ensemble des touristes qui seront présents cet été en Vaucluse, cette impulsion donnée à la viticulture du Comtat Venaissin et de l’Etat d’Avignon.  
Photo : Clément V, premier pape d'Avignon